Après deux semaines de bombardements intensifs menés par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les autorités de Iran affirment que leur appareil militaire reste opérationnel et que le rapport de force ne leur est pas défavorable. Malgré les frappes visant des infrastructures stratégiques, des sites militaires et des installations liées au programme nucléaire, Téhéran soutient être en mesure de poursuivre l’affrontement sans accepter de cessez-le-feu qui ne correspondrait pas à ses propres conditions.
Les attaques de ses drones et missiles prouvent que leurs capacités restent importantes.
Depuis le début de l’opération, les dirigeants iraniens insistent sur la capacité de résilience du pays face à une campagne aérienne qu’ils présentent comme limitée dans ses effets réels – bien que très rapidement les civils en souffriront lourdement. Les communiqués officiels évoquent des pertes maîtrisées, une continuité de commandement assurée et la poursuite des capacités de frappe, notamment à travers les missiles balistiques, les drones et les réseaux d’alliés régionaux. Dans ce contexte, le discours officiel vise à montrer que la stratégie américano-israélienne n’a pas atteint l’objectif d’une neutralisation rapide des capacités iraniennes.
Ce 14 mars, le général de division Mohsen Rezaei, ancien commandant des Gardiens de la révolution et membre du Conseil de discernement [Le Conseil de discernement est une institution de l'Etat iranien comparable un conseil d'État. NDLR], a exposé publiquement les conditions posées par Téhéran pour mettre fin aux hostilités. Figure influente du système politique et sécuritaire iranien, il a déclaré que toute négociation devrait commencer par une reconnaissance des responsabilités américaines dans les destructions causées par les bombardements, suivie d’une indemnisation intégrale des dégâts matériels et des victimes civiles et militaires.
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