Selon Donald Trump, l’affaire TikTok est désormais réglée. L’application aurait été “sauvée”, les États-Unis auraient repris le contrôle et la menace serait écartée. Pourtant, en réalité, rien n’est encore décidé. Un accord a bien été signé, mais l’essentiel ne se joue pas là : tout dépend du closing, qui n’a pas encore eu lieu. C’est ce moment, crucial sur le plan juridique et politique, que la communication de Trump passe sous silence, comme si annoncer suffisait à rendre les choses réelles.
À la mi-décembre 2025, ByteDance et TikTok ont signé des accords contraignants pour créer une nouvelle entité américaine, TikTok USDS Joint Venture LLC, qui doit reprendre le contrôle des opérations aux États-Unis. Selon le plan, ByteDance garderait environ 19,9% du capital, juste en dessous de la limite autorisée, et le reste serait partagé entre des investisseurs américains et internationaux. Oracle serait le partenaire principal pour l’hébergement et la sécurité des données. Sur le papier, ce montage respecte les exigences américaines de “désengagement étranger”, mais cela reste théorique.
Un accord signé ne signifie pas qu’il est finalisé. Tant que le closing n’a pas eu lieu, l’opération dépend encore de conditions politiques, réglementaires et géopolitiques. Pour TikTok, ces conditions sont centrales. Pékin considère l’algorithme de recommandation comme une technologie stratégique, soumise à des règles strictes d’exportation et de contrôle. La Chine n’a jamais donné d’approbation finale et publique à ce montage, se contentant de signaux prudents et rappelant que tout transfert doit respecter le droit chinois. Cette ambiguïté n’est pas un simple détail diplomatique, mais un véritable levier.
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