TotalEnergies a informé ses investisseurs de l’arrêt de la raffinerie SATORP, en Arabie saoudite, après des frappes ayant touché le complexe dans la nuit du 7 au 8 avril. Les unités concernées ont été mises à l’arrêt pour raisons de sécurité. Aucune victime n’a été signalée. Le site de Jubail est exploité en coentreprise avec Saudi Aramco, actionnaire majoritaire.
Les autorités saoudiennes ont évoqué des attaques contre plusieurs installations énergétiques. Une partie des capacités de traitement de SATORP a été endommagée, entraînant l’interruption des opérations. Cette raffinerie constitue l’un des grands pôles de production de produits pétroliers destinés à l’exportation depuis le Golfe.
L’épisode met en lumière l’exposition directe d’actifs énergétiques détenus par des groupes européens à l’escalade militaire régionale. TotalEnergies a par ailleurs indiqué que certaines opérations au Moyen-Orient étaient déjà perturbées, affectant une part notable de sa production d’hydrocarbures, tandis que la hausse des prix du pétrole atténue l’impact financier immédiat.
Ce choix d’implantations dans des zones à forte tension stratégique relance la question de la dépendance énergétique européenne. Il est permis de s’interroger sur la sécurité d’approvisionnement lorsque des capacités clés, impliquant un groupe français majeur, restent vulnérables à des frappes dans le Golfe.