Donald Trump a publié sur son réseau Truth Social un message menaçant explicitement l’Iran de frappes contre des centrales électriques et des ponts, fixant une échéance à mardi pour la réouverture du détroit d’Ormuz. Le message, ponctué d’insultes et de la formule « you’ll be living in Hell », évoque une journée dédiée aux infrastructures énergétiques iraniennes. Cette déclaration marque une nouvelle montée de tension verbale directe entre Washington et Téhéran.
Le choix des cibles évoquées – centrales électriques et infrastructures de transport – concerne des installations civiles essentielles. Une telle rhétorique rompt avec la prudence habituellement affichée publiquement par les responsables politiques lorsqu’il s’agit d’infrastructures critiques. Elle s’inscrit dans une logique d’escalade qui vise la capacité énergétique et économique d’un État plutôt que des objectifs strictement militaires.
Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage stratégique pour une part majeure des exportations mondiales de pétrole. Toute confrontation militaire dans cette zone ferait peser un risque immédiat sur l’approvisionnement énergétique mondial. Une attaque contre l’Iran pourrait entraîner une riposte ciblant des infrastructures pétrolières dans le Golfe, voire des installations liées aux alliés régionaux des États-Unis, avec des effets en chaîne sur les marchés.
Sur le plan juridique, des frappes contre des infrastructures énergétiques civiles pourraient être dénoncées comme contraires au droit international humanitaire si elles provoquent des effets massifs sur les populations. Les installations présentant des dangers particuliers, notamment nucléaires, font l’objet d’une protection renforcée en raison des conséquences potentielles pour les civils.
Au-delà de la dimension militaire, cette séquence illustre une stratégie de pression maximale assumée, au risque d’un basculement régional. Une confrontation directe autour du détroit d’Ormuz affecterait immédiatement les prix de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et la stabilité financière mondiale, avec des conséquences économiques durables.