Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle
Adoptée au nom de la protection des mineurs, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans marque un tournant politique. Sous couvert de sécurité, elle ouvre la voie à une « gouvernementalité algorithmique » fondée sur le contrôle automatisé des comportements.
Alexandre Orlov, ambassadeur officiel de Russie en France de 2008 à 2017, est accusé d’être un espion caché… en plein jour. Pour la touche suspense , on parle du « KGB », disparu depuis trente ans. L’Express confond diplomatie et infiltration clandestine. Ridicule et russophobie à son paroxysme.
Une nation bâtie sur le sang PREMIÈRE PARTIE : le génocide des Amérindiens
250 ans des Etats-Unis, deuxième article. L’Amérique ne s’est pas construite malgré l’esclavage et l’extermination des autochtones, mais grâce à eux. Le génocide amérindien a vidé la terre ; la traite négrière l’a fait produire. Deux violences constitutives de la prospérité américaine.
« Je n’irais pas jusqu’à penser que les seuls bons Indiens sont les Indiens morts, mais je crois que neuf sur dix le sont, et je ne voudrais pas regarder de trop près le cas du dixième. » Theodore Roosevelt, janvier 1886
« Le temps n’est pas loin où le général Sherman - qui chevauche aujourd’hui quatre ou cinq tonnes de bronze dans la plus noble allée de Central Park - déclarait que les Sioux devaient être exterminés, hommes, femmes, enfants. N’avait-il pas fait le vœu de rester dans l’Ouest jusqu’à ce que tous les Indiens, absolument tous les Indiens et ce sont là ses propres mots aient été tués ou déportés ? Et n’est-ce pas lui, encore, qui décida d’anéantir les troupeaux de bisons, la principale ressource des tribus indiennes, afin d’assurer la progression rapide du chemin de fer ? Et n’est-ce pas en tant que chasseur de bisons que Buffalo Bill lui-même, embauché par une société ferroviaire, se fit connaître et prit son nom ? » Eric Vuillard, Tristesse de la terre, 2014
Légende américaine
L’histoire officielle américaine raconte la « découverte » d’un continent vierge par des explorateurs audacieux, l’arrivée de pèlerins fuyant les persécutions religieuses, la « frontière » qui avance portée par des pionniers courageux, quelques conflits regrettables avec des « sauvages » qu’il fallut bien « pacifier », puis l’intégration harmonieuse des survivants dans la grande nation américaine. Un vrai conte pour enfants.
« Le premier Thanksgiving à Plymouth », peint par Jennie Augusta Brownscombe
L’un des symboles de cette légende dorée n’est autre que la fête de Thanksgiving. Chaque quatrième jeudi de novembre, des millions de familles américaines se réunissent autour d’une dinde pour commémorer le « premier Thanksgiving » (en 1621), un repas de trois jours entre les pèlerins du Mayflower (des puritains anglais qui avaient fui les persécutions religieuses) et les Wampanoag de Massasoit, qui leur avaient appris à cultiver le maïs, à pêcher et à chasser, leur permettant de survivre à leur premier hiver meurtrier. Sans l’aide des Wampanoag, la colonie de Plymouth aurait probablement disparu. Pour tous, ou presque, aujourd’hui, la scène du 22 novembre 1621 est touchante et pleine de bons sentiments. L’histoire est pourtant plus sombre.
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Pendant que Macron et les médias aux ordres surjouent la « résistance » depuis Davos, la France continue à être bradée. Industries stratégiques, défense, technologies, la souveraineté est toujours sacrifiée sur l’autel de l’alignement américain. LMB, Exaion : chronique d’une trahison industrielle
À Davos, Mark Carney reprend Havel et appelle États et entreprises à retirer « l’enseigne » de l’hégémonie américaine. En officialisant la fin d’un récit occidental, il ouvre l’ère des coalitions à géométrie variable et d’une souveraineté réelle — très proche de l’argument chinois.
En l’attaquant sans relâche, en le ridiculisant et en l’humiliant publiquement, Donald Trump croit affaiblir Emmanuel Macron. Il pourrait au contraire lui offrir ce qu’il avait perdu : un rôle, un ennemi, une fonction symbolique. Et transformer un président usé en figure de résistance.
76 ans après sa mort, le 21 janvier 1950, Orwell reste profondément actuel. Parce qu’au-delà de son œuvre, les questions qu’il soulevait – sur la vérité et le mensonge organisé, sur la dignité des « gens de peu », sur les conditions d’une société « libre, égale et décente » – restent brûlantes.
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