Une vingtaine de pétroliers iraniens dérivent au large du Sri Lanka

Une vingtaine de pétroliers iraniens ou liés à l’Iran restent immobilisés au large du Sri Lanka, tandis que d’autres navires stagnent près de la Malaisie, de l’Inde et de la Chine. La pression américaine dissuade ports et prestataires asiatiques de leur fournir des services.

Une vingtaine de pétroliers iraniens dérivent au large du Sri Lanka
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Des dizaines de pétroliers iraniens ou liés à l’Iran restent immobilisés dans les eaux asiatiques à mesure que Washington durcit la pression sur les Etats et les entreprises qui assurent leur soutien logistique. Une partie de ces navires est impliquée dans le commerce du pétrole iranien, toujours visé par les sanctions américaines.

Au large du Sri Lanka, environ vingt pétroliers vides dérivent sans perspective immédiate de retour. 27 navires sanctionnés liés au commerce pétrolier iranien attendent dans cette zone, en ballast, incapables de regagner l’Iran. Des équipages manquent de nourriture, de carburant et d’eau potable.

D’autres navires sont restés à l’arrêt près de la Malaisie, de l’Inde et de la Chine depuis le rétablissement, en juillet, du dispositif américain qui a coupé les flux maritimes iraniens par le détroit d’Ormuz. L’Iran serait resté environ sept semaines sans exportations significatives de brut par ce passage stratégique, habituellement central pour ses ventes vers l’Asie. En fait sans chargements, car pour le moment l'Iran dispose à la mer de nombreux navires chargé de pétrole qui lui assureront des revenus jusqu'en décembre - au-delà les choses seront plus tendues, justement avec tous ces navires une fois vidés de leur cargaison à destination et incapable de revenir.

La pression américaine vise aussi les prestataires locaux. A Colombo, l’ambassade des Etats-Unis a averti les autorités et les entreprises sri-lankaises que toute assistance à des navires sanctionnés pouvait exposer à des sanctions secondaires. Cette ligne est désormais reprise plus largement en Asie, où ports, agents maritimes, fournisseurs de carburant, banques et sociétés de maintenance se montrent de plus en plus réticents à intervenir.

Cet isolement logistique bloque non seulement la circulation des navires, mais aussi leur entretien courant et le ravitaillement des équipages. Au large du Sri Lanka, les bâtiments restent hors des eaux territoriales, sous surveillance des autorités locales, tandis que l’impasse maritime créée par les sanctions américaines se prolonge.

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