Venezuela : le jour où l’Occident a cessé de faire semblant

Frappes américaines sur Caracas, capture revendiquée du président vénézuélien, mise sous tutelle assumée : les États-Unis rompent ouvertement avec le droit international. Le Venezuela devient le révélateur brutal des doubles standards occidentaux et du retour de la loi du plus fort.

Venezuela : le jour où l’Occident a cessé de faire semblant

Article mis à jour samedi 3 janvier à 18h (heure de Paris)

Ce matin, les États-Unis ont lancé une intervention militaire au Venezuela. Des frappes aériennes ont visé Caracas, la Maison Blanche a revendiqué l’opération, et l’arrestation puis l’exfiltration du président vénézuélien ont été annoncées.

En quelques heures, Washington a transformé une crise politique sous pression internationale en un acte de guerre assumé. L’événement est brutal et spectaculaire, mais il n’est pas le fruit du hasard. Pour le comprendre, il faut aller au-delà de l’émotion et relire les récentes orientations de la politique étrangère américaine publiées par la Maison Blanche, que nous avions déjà analysées ici.

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Washington ne change pas de nature. La nouvelle stratégie américaine acte une alliance atlantique devenue transactionnelle et une Europe réduite à un « théâtre ». Priorité à la souveraineté US, à l’industrie, à l’énergie et à la Chine. L’Ukraine devient une séquence à clore. L’Europe subit le choc.

Loin d’être improvisée, cette intervention s’inscrit dans une stratégie assumée, marquant le retour clair des États-Unis à une politique d’ingérence directe en Amérique latine, une pratique ancienne que l’on croyait disparue mais qui n’a jamais vraiment cessé.

Ce retour n’est pas seulement idéologique, il est aussi méthodique. La stratégie américaine actuelle met en avant la hiérarchie des normes, la priorité donnée aux intérêts nationaux et l’usage de la force en dehors des cadres multilatéraux quand ces intérêts sont menacés. Autrement dit, le droit international n’est plus une règle commune mais devient un outil à utiliser selon les besoins.

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