Vérité N° 3 sur le Venezuela : les USA ont une longue histoire d'ingérence au Venezuela

Bien avant d’enlever Nicolás Maduro, les États-Unis et leurs alliés ont étranglé l’économie vénézuélienne par un blocus financier et pétrolier. Ces sanctions ont aggravé la crise, nourri l’exode et renforcé la paranoïa du régime.

Vérité N° 3 sur le Venezuela : les USA ont une longue histoire d'ingérence au Venezuela
Jeffrey Sachs est intervenu à la tribune du Conseil de Sécurité de l'ONU pour fustiger l'opération des Etats-Unis, dénoncer la destruction du droit international et où il a fait un topo sur l'histoire des sanctions occidentales contre le Venezuela et le travail de déstabilisation économique et politique qui en a découlé. Dans la logique de cette article de Fréquence Populaire.

Maduro, un président critiquable, un enlèvement indéfendable
On peut – et on doit – critiquer Nicolás Maduro. Sa gestion économique a contribué à plonger le Venezuela dans une crise profonde, aggravée par une corruption endémique et des arrangements avec les règles démocratiques. Il y a eu au Venezuela sous son gouvernement des répressions de manifestations, des moments d'instrumentalisation de la justice, un verrouillage institutionnel. Il y a eu aussi des succès. Mais on peut considérer que, globalement, le tableau de son gouvernement est sombre, c'est un échec in fine du chavisme, et il n’y a rien d’illégitime à le dire.

Ce qui l’est en revanche, c’est de voir ces critiques servir aujourd’hui de justification à l' enlèvement pur et simple du chef de l’État vénézuélien, et donc à la violation la plus élémentaire de la souveraineté du Venezuela par les Etats-Unis, ainsi que du droit international. Si on devait à tout bout de champ arrêter illégalement des Présidents pour « arrangements avec les règles démocratiques, répressions de manifestations, instrumentalisation de la justice, ou verrouillage institutionnel », il y aurait bien des candidats dans le monde, à commencer en France par l'actuel locataire de l'Elysée.
Boutade mis à part, ce n'est évidemment pas acceptable, et nous ne le tolérerions pas en France quand bien même nous serions absolument opposés en tous points à ce qu'est Emmanuel Macron, à ce qu'il représente ou à ses agissements - le combat contre notre Président, son éventuelle destitution, ou sa défense, peu importe, est du ressort exclusif du peuple française et ce doit ne peut être accaparé par nul autre nation. Il en va de même pour le Venezuela ou tout autre pays.

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