Un récit commode, construit dans le temps long
L’accusation selon laquelle Nicolás Maduro serait à la tête d’un cartel de drogue ne date pas de Donald Trump, même si celui-ci l’a amplifiée avec une agressivité particulière. Ainsi, une enquête américaine pour narcotrafic visant Maduro a été ouverte en 2011. En 2020, sous la présidence Trump, un acte d’inculpation formel est prononcé par le Department of Justice (DoJ) de l’État de New York, accusant le président vénézuélien de diriger un vaste réseau criminel transnational.
Ces accusations ont été reprises par l’administration américaine en 2025, qui est allée jusqu’à désigner officiellement le supposé « Cartel de los Soles » comme organisation terroriste étrangère, en affirmant que Maduro en serait l’un des dirigeants. Le récit du « narco-État » s’inscrit donc dans la durée. Il ne s’agit pas d’une polémique conjoncturelle, mais bien d’un cadre narratif construit méthodiquement pour assimiler l’État vénézuélien à une structure criminelle… et autoriser toutes les exactions internationales, comme le kidnapping de Maduro et de son épouse, en contradiction avec toutes les règles internationales.
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