Yaël Braun-Pivet refuse l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein, malgré la demande de LFI

Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a rejeté mardi la proposition de créer une commission d’enquête parlementaire sur les implications françaises de l’affaire Jeffrey Epstein, estimant que cela créerait une « confusion des pouvoirs » avec la justice.

Yaël Braun-Pivet refuse l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein, malgré la demande de LFI

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a déclaré le mardi 10 février qu’elle était opposée à la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ramifications françaises de l’affaire du financier et criminel sexuel américain Jeffrey Epstein. Elle a expliqué que, selon elle, une telle commission « entrerait en concurrence avec la justice », et que la séparation des pouvoirs devait être respectée. La justice, a-t-elle insisté, doit être saisie pour « faire toute la lumière » sur les documents récemment rendus publics par les autorités américaines.

La proposition de résolution visant à instaurer cette commission avait été déposée à l’Assemblée nationale par le groupe La France insoumise, portée par le député Antoine Léaument. Le texte proposait la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner les implications françaises de l’affaire Epstein, notamment par l’audition de témoins et l’analyse de liens éventuels entre le réseau du financier américain et des personnalités politiques ou économiques françaises.

Cette demande intervient dans un contexte de révélations internationales autour des réseaux d’influence et de sociabilité de Jeffrey Epstein. Plusieurs noms de personnalités françaises figurent dans des documents ou témoignages, sans que ces citations n’impliquent nécessairement des faits pénalement répréhensibles, mais elles nourrissent des interrogations d’ordre politique et éthique.

Pourtant, le refus de la présidente de l’Assemblée nationale soulève des questions sur le rôle du Parlement dans l’exercice de son pouvoir de contrôle. Les commissions d’enquête parlementaires constituent en effet un outil constitutionnel destiné à éclairer la représentation nationale et l’opinion publique, y compris lorsque des procédures judiciaires existent, dès lors que leurs travaux ne portent pas sur des faits faisant l’objet de poursuites en cours.

Yaël Braun-Pivet a néanmoins affirmé condamner les relations financières ou les avantages accordés par des individus fortunés à des responsables politiques, qu’elle juge moralement inacceptables. Elle maintient toutefois que le traitement de l’affaire Epstein relève prioritairement du champ judiciaire et non d’une initiative parlementaire.

Vous pouvez soutenir Fréquence Populaire en souscrivant à l’une de nos formules de soutien ou par un don ponctuel ou mensuel, en fonction de votre préférence.

Découvrir nos formules de soutien

Vous pouvez aussi faire un don en plus pour renforcer notre indépendance, via Tipeee ou notre formulaire sécurisé Stripe ci-dessous.

Via Tipeee

Soutenez Fréquence Populaire sur Tipeee
OU

Via Stripe

Fréquence Populaire est portée par une SCIC. Selon votre situation fiscale, vos soutiens peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Renseignez-vous auprès de l’administration fiscale.

Inscription réussie !

Connexion réussie, bon retour !

Merci ! Votre soutien à Fréquence Populaire a bien été enregistré.

Succès ! Vérifiez vos emails pour obtenir votre lien magique.

Vos informations de facturation ont bien été mises à jour.

La mise à jour de votre facturation a échoué.