Dans un monde tiraillé par des crises multiples, Zoran Milanović s'exprime avec force à l'ONU, appelant à une réforme urgente de cette institution. Son discours, prononcé lors de la 80e session de l'Assemblée générale, met en lumière des enjeux cruciaux pour la paix et la justice à l'échelle mondiale.
Le président croate souligne le rôle historique de l'ONU dans l'affirmation de l'indépendance et de la souveraineté de la Croatie, rappelant que cette organisation a été un pilier dans la reconstruction de l'État après la guerre. Il ne se contente pas d'évoquer les succès passés, mais se tourne résolument vers les défis contemporains. Milanović évoque la guerre en Ukraine, la tragédie humanitaire à Gaza et les conflits souvent oubliés comme celui du Soudan. Ces crises illustrent non seulement l'inefficacité actuelle de l'ONU mais aussi la nécessité d'un changement de paradigme dans la gestion des conflits à l'échelle mondiale.
Dans ce contexte, le président croate plaide pour un maintien de la paix qui soit plus flexible et pragmatique, orienté vers des solutions politiques durables. Il insiste également sur l'importance de respecter les droits humains et de maintenir les accords de Dayton, qui sont essentiels pour la stabilité dans les Balkans. La Croatie, ayant souffert des conséquences de la guerre, se positionne comme un acteur engagé dans la lutte contre les mines terrestres et la gestion des personnes disparues, mettant ainsi en avant des problématiques humanitaires souvent négligées.
En outre, Milanović aborde la question de l'interdépendance entre paix, développement durable et droits humains, un lien fondamental pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2030. Il souligne l'importance d'intégrer les nouvelles technologies, telles que les drones et l'intelligence artificielle, dans la réflexion sur la sécurité mondiale. Ces outils peuvent constituer à la fois des opportunités de progrès et des menaces potentielles, ce qui rend leur régulation cruciale pour l'avenir.
En conclusion, le discours de Zoran Milanović est un appel à une réforme globale et urgente de l'ONU, notamment du Conseil de sécurité, pour le rendre plus inclusif et efficace. Il met en exergue que la survie de cette institution repose sur sa capacité à s'adapter et à répondre aux défis contemporains. Ce discours, porté par une voix souvent négligée dans le débat international, mérite d'être entendu et discuté. Fréquence Populaire s'engage à transmettre ces paroles qui comptent, pour que chaque voix puisse éclairer les enjeux cruciaux de notre époque.