Le sénateur indépendant Bernie Sanders a annoncé vouloir forcer un vote pour bloquer une vente d’armes à Israël estimée entre 450 et 500 millions de dollars, comprenant notamment des bombes et des bulldozers. Cette initiative s’inscrit dans une série de tentatives visant à remettre en cause le soutien militaire américain au gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu.
Lors du vote intervenu mi-avril au Sénat, la résolution portée par Sanders a été rejetée par une majorité de sénateurs, malgré un soutien non négligeable au sein du camp démocrate. Entre 36 et 40 élus ont voté en faveur du blocage, un niveau qui reste insuffisant mais témoigne d’une évolution progressive des rapports de force à Washington sur la question israélienne.
Dans sa déclaration, Sanders a dénoncé l’utilisation de ces équipements dans des opérations qu’il qualifie de « massacres de civils » et de « déplacements forcés », visant explicitement les actions militaires israéliennes à Gaza ainsi que les opérations régionales. Ce positionnement tranche avec la ligne traditionnelle de soutien quasi inconditionnel des États-Unis à Israël.
Ce vote met en lumière une tension croissante entre une partie de la classe politique américaine et l’exécutif, alors que les transferts d’armement vers Israël se poursuivent dans un contexte de conflit prolongé. Il est permis de s’interroger sur la capacité du Congrès à infléchir cette politique, tant les logiques d’alliance stratégique et les équilibres internes continuent de primer sur les tentatives de conditionnement de l’aide militaire.
Sources
- X — https://x.com/i/status/2044058993950142713