La séquence ouverte ces dernières heures autour de l’Iran, du détroit d’Ormuz et des menaces américaines d’arraisonnement de pétroliers marque une nette aggravation de la crise. À la révélation du Wall Street Journal selon laquelle Washington préparerait des opérations de saisie contre des navires transportant du pétrole iranien s’ajoute désormais une information d’Axios : Donald Trump a convoqué ce samedi une réunion de crise à la Maison Blanche consacrée à la reprise des tensions dans le Golfe et à l’état des négociations avec Téhéran.
Selon Axios, cette réunion en salle de crise a rassemblé le vice-président J.D. Vance, pressenti pour participer au prochain cycle de discussions, le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le secrétaire au Trésor Scott Bessent (les Etats-Unis ont aggravé, hier les sanctions économiques contre l'Iran et... la Chine), ainsi que plusieurs responsables sécuritaires de premier plan, dont le directeur de la CIA et le chef d’état-major interarmées, Dan Caine. La Maison Blanche n’a pas commenté, et n'a pas nié. Mais le simple fait qu’un tel format ait été activé indique que Washington considère la situation comme potentiellement imminente et critique.
L’enjeu est clair : le cessez-le-feu de deux semaines est censé expirer lundi matin à 10 heures, tandis qu’aucune nouvelle date n’a été fixée pour une reprise formelle des négociations. Axios rapporte qu’un haut responsable américain estime que faute d’avancée rapide, la guerre pourrait reprendre dans les prochains jours. Clairement, l'ambiance n'est pas à la désescalade régionale, mais à la préparation militaire. Pour peser sur les négociations ou pour réellement attaquer ? Là est la question.
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