À l’instar d’un article publié par France 24, certains médias français ont mis en avant un supposé rapprochement entre Jeffrey Epstein et le Kremlin à partir de documents judiciaires américains récemment rendus publics. Un cadrage critiqué pour ses glissements et amalgames.
Selon une communication publique de Fréquence Populaire, largement consultée, la Société Mathématique de France a annoncé qu’elle ne tiendrait pas de stand à l’International Congress of Mathematicians 2026 à Philadelphie. Une décision formalisée par une motion adoptée le 16 janvier 2026.
Dans la guerre des drones, la souveraineté technologique redevient vitale. Avec Fury, intercepteur français conçu par une PME alsacienne, la France prouve qu’elle peut innover vite, frapper juste et défendre son autonomie stratégique. Au politique de suivre ses talents.
Barry Lyndon la splendeur tragique d’un chef-d’œuvre absolu
Cinquante ans après sa sortie, Barry Lyndon demeure un chef-d’œuvre intemporel. Stanley Kubrick y célèbre la splendeur d’un monde finissant, l’Europe de l’avant-modernité, et la tragique beauté de la condition humaine, avec une grâce inégalée. Un des plus grands films du cinéma mondial.
« It was in the reign of King George III that the aforesaid personages lived and quarrelled ; good or bad, handsome or ugly, rich or poor, they are all equal now. » « Ce fut sous le règne du roi Georges III que ces personnages vécurent et se querellèrent ; bons ou mauvais, beaux ou laids, riches ou pauvres, ils sont tous égaux maintenant. » – Epilogue du film Barry Lyndon, un des plus magistraux de Stanley Kubrick
« Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil? Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. » – La Bible, Ecclésiaste 1:2-4, Nouvelle édition de Genève 1979.
Cinquante ans après sa sortie (le 18 décembre au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, le 8 septembre 1976 en France), Barry Lyndon s’impose plus que jamais comme un chef-d’œuvre absolu du cinéma mondial, esthétique à en mourir. Le temps n’a pas émoussé sa force, ni terni sa beauté ou son mystère ; au contraire, il en a révélé toute la profondeur. Film de plus de trois heures, souvent mal compris à sa sortie, parfois jugé trop lent, trop distant, trop froid, trop cynique, échec commercial aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Cinquante ans plus tard, ces reproches apparaissent pour ce qu’ils sont : l’incapacité d’une époque à saisir la profondeur d’un film qui refusait toute facilité, toute séduction immédiate, toute complaisance narrative. Il apparaît aujourd’hui comme une œuvre d’une cohérence et d’une ambition presque inégalées – les 7 nominations aux Oscars et les quatre Oscars obtenus sont en deçà de ce qu'il représente. Un film que l’on ne regarde pas seulement, mais que l’on contemple, que l’on traverse, que l’on médite longtemps après le générique de fin.
Je l’aime profondément. Peut-être parce que j’ai son âge, et que cette coïncidence biographique crée une résonance intime avec un film qui parle du temps, de l’usure, que nous avons grandi dans le même monde désenchanté, celui de l’après-illusion, du temps long, du regard désabusé sur les promesses humaines. Mais surtout, il est l’œuvre de Stanley Kubrick, l’un des plus grands réalisateurs de l’histoire du cinéma, sans doute le plus radical dans sa quête de perfection formelle et de vérité humaine. Barry Lyndon n’est pas seulement un film : c’est une vision du monde, une méditation historique et philosophique sur l’Europe, sur l’homme, et sur la vanité de ses ambitions. C'est une œuvre profondément humaniste centré sur la complexité et les contradictions de la nature humaine. Encré dans un moment historique, son langage n'en est pas moins intemporel.
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