À moins de cent jours de la COP30, Belém se trouve à la croisée de deux dynamiques. L’Amazonie est au cœur d’un compromis climatique complexe. En même temps, le Brésil prend de l’importance face aux États-Unis, alors que l’Union européenne cherche encore sa position.
Le contexte est clair. Le Brésil veut que la COP30 marque un tournant avec le TFFF, un fonds pour les forêts tropicales doté de 125 milliards de dollars, destiné à financer la conservation à grande échelle. La Chine a annoncé son intention de participer, et le Brésil prévoit d’apporter une première contribution pour donner du poids à ce projet. Si ce mécanisme fonctionne, il pourrait changer les règles du financement climatique en donnant plus de poids au Sud global.
Un défi logistique devenu enjeu politique
Un autre défi sérieux pour la COP30 concerne son accessibilité, tant pour les délégations des pays les plus modestes que pour la société civile. À Belém, une ville de taille moyenne en Amazonie, le coût des hébergements est devenu un problème important. La forte demande a fait grimper les prix, certaines chambres dépassant 1 200 € la nuit, ce qui est inédit pour une conférence de l’ONU organisée dans le Sud.
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