Un tribunal sud-coréen a condamné, jeudi 19 février 2026, l’ancien président Yoon Suk-yeol à la prison à vie pour rébellion et atteinte à l’ordre constitutionnel. La décision intervient plus d’un an après la tentative de proclamation de la loi martiale, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, qui avait provoqué une crise politique majeure dans le pays.
Selon le jugement, l’ancien chef de l’État est reconnu coupable d’avoir conspiré avec plusieurs responsables, dont l’ancien ministre de la Défense, afin d’organiser des troubles institutionnels et de déployer des forces militaires autour de l’Assemblée nationale. La justice estime que cette initiative visait à neutraliser le pouvoir législatif et à instaurer un état de siège jugé illégal.
La loi martiale avait été annulée quelques heures après son annonce, à la suite d’une mobilisation rapide de parlementaires qui avaient réussi à se réunir pour voter son rejet. L’épisode avait entraîné l’ouverture d’enquêtes judiciaires et une procédure de destitution engagée par l’Assemblée nationale.
En janvier 2025, Yoon Suk-yeol avait été arrêté et incarcéré dans le cadre de l’instruction pour rébellion. En avril 2025, la Cour constitutionnelle avait confirmé sa destitution, actant sa révocation définitive de la présidence.
Plusieurs anciens responsables gouvernementaux ont également été condamnés pour leur implication dans cette affaire, notamment pour leur participation à l’organisation et à la mise en œuvre de la proclamation de la loi martiale.
À Fréquence Populaire, notre correspondant sur place a publié un compte rendu détaillé des événements survenus en Corée du Sud depuis le coup d’État tenté par Yoon Suk-yeol : https://www.fpop.media/coree-du-sud-un-an-apres-un-coup-detat-manque-et-ses-consequences/
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