La Direction générale des finances publiques (DGFIP) a intensifié l’usage de l’intelligence artificielle dans le ciblage des contrôles fiscaux. Selon les informations publiées le 20 février 2026, la moitié des contrôles concernant les particuliers en 2025 aurait été déclenchée à partir d’algorithmes d’analyse de données, un objectif initialement fixé pour 2027.
Déployé dès 2014 sous l’appellation « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes » (CFVR), le dispositif repose sur des techniques de data mining permettant de détecter des anomalies dans les dossiers fiscaux. Ce traitement automatisé constitue une première étape de sélection, avant qu’un agent n’engage un contrôle et n’établisse le cas échéant l’existence d’une fraude.
La montée en puissance de ces outils intervient dans un contexte de réduction des effectifs au sein de la DGFIP. L’administration souligne que l’intelligence artificielle permet d’améliorer le ciblage des contrôles et d’optimiser l’exploitation des données fiscales.
Par ailleurs, la DGFIP développe les échanges d’informations avec d’autres administrations. Un protocole a été mis en place début 2025 avec l’Urssaf. Des accords avec la Caisse d’allocations familiales, la Caisse primaire d’assurance maladie et la Caisse nationale d’assurance vieillesse sont en cours ou en préparation, élargissant la coopération en matière de lutte contre les fraudes fiscales et sociales.
Sources
- La Lettre — https://www.lalettre.fr