Lors d’une prise de parole récente, le Premier ministre polonais Donald Tusk a affirmé que Jeffrey Epstein, financier américain mort en détention en 2019 et impliqué dans une vaste affaire de crimes sexuels, aurait agi comme un agent de renseignement russe. Aucun document, témoignage officiel ou source institutionnelle n’a été rendu public pour étayer cette accusation.
Avant cette déclaration, des spéculations relayées dans certains médias et ouvrages mentionnaient plus fréquemment un possible lien entre Epstein et le Mossad, le service de renseignement israélien. Ces hypothèses n’ont toutefois jamais été confirmées par des preuves publiques, ni reconnues par les autorités israéliennes ou américaines.
Les enquêtes judiciaires et journalistiques établies sur le dossier Epstein ont principalement mis en évidence des réseaux d’abus sexuels, des complicités présumées et des relations avec des personnalités influentes dans plusieurs pays. Aucune conclusion officielle n’a établi qu’il ait agi comme agent pour le compte d’un État, qu’il s’agisse de la Russie, d’Israël ou d’un autre pays.
Les services de renseignement occidentaux, les autorités judiciaires américaines et les instances parlementaires ayant travaillé sur cette affaire n’ont pas communiqué publiquement d’éléments corroborant ces thèses concurrentes. En l’absence de sources vérifiables, ces affirmations demeurent au stade d’allégations.
Formulée dans un contexte de fortes tensions géopolitiques, notamment liées à la guerre en Ukraine et aux accusations d’ingérences russes en Europe, la déclaration de Donald Tusk est perçue par certains observateurs comme relevant d’un registre politique. Aucun élément factuel public ne permet toutefois, à ce stade, d’en confirmer la validité.