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En finir avec les dogmes : reconstruire une stratégie française de réindustrialisation
La France s’est laissée enfermer dans des dogmes — rentabilité immédiate, culte de l’export, abandon de ses actifs stratégiques — qui ont sapé sa puissance industrielle. Retrouver l’audace du TGV, d’Airbus, du nucléaire ou du Concorde exige de briser ces mythes et de penser enfin souveraineté.
Pendant des années, la France a laissé de côté son industrie en suivant une vision économique trop limitée : on ne pensait qu’à la rentabilité immédiate, on voyait l’exportation comme un but presque sacré, et on croyait que la propriété n’avait pas d’importance dans les secteurs clés. Ces idées, répétées sans cesse, ont mené à l’abandon progressif de notre capacité à produire. Des usines ont fermé, des filières ont disparu, et nous avons laissé tomber des technologies entières à cause de modèles comptables qui mélangeaient les intérêts de la nation et ceux des entreprises privées. Le résultat, c’est une forte dépendance, une fragilité de notre économie, la perte de savoir-faire et un recul stratégique. Il est temps de remettre en question ces croyances et de retrouver une vision industrielle authentique pour un pays développé.
Le premier mythe à abandonner est celui de la rentabilité immédiate. Si la France avait appliqué ce principe à ses grandes décisions du XXᵉ siècle, aucun des projets qui ont fait d’elle une puissance technologique n’aurait vu le jour. Le TGV, Airbus, Ariane, et le programme nucléaire d’EDF, qui est l’un des plus ambitieux et réussis au monde, auraient été écartés par les analyses financières d’aujourd’hui. Construire 56 réacteurs, créer une filière industrielle, former des ingénieurs, stabiliser un réseau électrique national : rien de tout cela n’était « rentable » à court terme. Ce choix reposait sur la souveraineté et une vision à long terme, pas sur la recherche de profits rapides.
Si cette logique comptable avait dominé, elle aurait freiné toute l’histoire française. Si le baron Haussmann avait dû prouver une rentabilité immédiate, Paris serait restée une ville médiévale, insalubre et encombrée. Si Gustave Eiffel avait pensé comme un gestionnaire prudent, sa tour serait restée un projet temporaire, jugé trop cher et inutile. Si les bâtisseurs de Notre-Dame avaient cherché un retour sur investissement, la cathédrale n’aurait jamais vu le jour : des décennies de travaux pour un édifice qui ne « rapporte » rien, sauf huit siècles de civilisation.
Si Napoléon avait suivi une logique purement comptable, la France n’aurait jamais investi dans les routes, les ports, les canaux, les institutions et l’organisation administrative qui structurent encore le pays aujourd’hui. À chaque époque, les grandes transformations ont été critiquées comme trop coûteuses ou déraisonnables. Pourtant, elles ont été essentielles.
Le Concorde, symbole d’audace technologique, aurait lui aussi été abandonné avant même la maquette : trop cher, trop risqué, trop ambitieux. Pourtant, ces projets ont fixé des standards mondiaux, structuré des filières entières, formé des générations d’ingénieurs et montré une France capable de décider, d’investir et d’assumer sa grandeur. La souveraineté ne se mesure pas sur quelques mois, elle se construit sur des décennies.
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