Médecins sans frontières a alerté lundi 15 juin sur une réponse sanitaire jugée insuffisante face à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo. Un mois après la déclaration officielle de l’épidémie, l’organisation estime que la maladie progresse plus vite que les capacités déployées sur le terrain. Elle évoque des « lacunes dangereuses » qui compromettent les efforts engagés pour contenir la transmission.
L’ONG cite des insuffisances dans la surveillance épidémiologique, le diagnostic, la recherche des contacts et le travail avec les communautés. Selon sa coordinatrice médicale d’urgence en RDC, Kate White, de nombreux malades ne sont pas identifiés ni suivis assez tôt avant leur admission dans des structures de soins. MSF souligne en particulier les retards dans les tests, malgré l’augmentation récente des capacités de laboratoire et l’arrivée de kits mobiles adaptés à la souche en circulation.
L’épidémie actuelle a été déclarée le 15 mai 2026 par les autorités congolaises. Elle est provoquée par le virus Bundibugyo, une souche du virus Ebola. MSF indique avoir renforcé son action dans l’est du pays, notamment par des activités de prise en charge, de prévention et de contrôle des infections, de soutien aux enterrements sécurisés, de formation du personnel soignant et d’appui logistique aux établissements de santé.
L’organisation demande une accélération de la riposte, avec des moyens médicaux et humanitaires supplémentaires, un meilleur accès aux zones touchées et une coordination plus étroite entre les intervenants. Elle insiste aussi sur la continuité des soins de base au-delà du seul dispositif Ebola, afin d’éviter une dégradation plus large de la situation sanitaire dans les territoires affectés.
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