« Un conquérant aime toujours la paix : il préférerait vous envahir sans rencontrer de résistance », Clausewitz.
Nous sommes comme le lapin pris dans les phares et nous ne réagissons pas, fascinés par la puissance de la lumière et paralysés par la nouveauté de ce qui nous arrive.
Et pourtant, nous savons depuis la Libération que les États-Unis, comme l’a souvent dit Paul-Marie Coûteaux, peu à peu, colonisent notre continent par l’esprit et la culture, le doux commerce, les technologies numériques et la protection militaire. Plus récemment, la guerre économique que nous mènent les États-Unis a fait quelques victimes. En juin 2014, BNP a été condamnée par la justice américaine à une amende de 8,9 milliards. Alstom et de nombreuses entreprises françaises ont été déstabilisés par les États-Unis et nous avons perdu le marché des sous-marins australiens.
Donald Trump ne fait qu’accentuer une tendance qui existait chez ses prédécesseurs et qui se radicalise du fait des faiblesses industrielles américaines qu’Emmanuel Todd a depuis longtemps mises en évidence.
Mais comment réagir face à un ami qui vous veut du bien ?
Fascinés, nous l’avons été comme les Incas qui découvraient, grâce aux envahisseurs espagnols, les chevaux et les arquebuses et finirent par disparaître sans combattre. Il fallait être moderne et épouser toutes les modes venues d’outre-Atlantique. On parlait même du consensus de Washington. Ces modes, véhiculées par les petits télégraphistes de l’empire qui ont désormais leur rejeton comme candidat putatif dans le camp de la « gauche », ont désarmé la France et en particulier ses entreprises. Il était bien vu de se recentrer sur son métier, de privatiser ses activités, d’ouvrir le maximum de secteurs à la concurrence, en particulier dans l’énergie.
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