La Chine domine totalement la construction navale mondiale

La suprématie chinoise se confirme dans la construction navale. Les carnets de commandes mondiaux restent massivement orientés vers ses chantiers, qui absorbent près de 68% des commandes en cours et 81,8% des nouveaux contrats. La panification d'Etat garantit à la Chine une domination inégalée.

La Chine domine totalement la construction navale mondiale
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La Chine domine très largement la construction navale mondiale. Des données sectorielles concordantes publiées en 2025 et 2026 situent autour de 68% la part des chantiers chinois dans le carnet de commandes mondial, mesuré en nombre de navires, tandis que leur poids dépasse 60% en tonnage compensé brut selon d’autres référentiels. Sur les nouvelles commandes, leur avance est encore plus nette dans certaines mesures récentes, avec une part annoncée à 81,8% en tonnage de port en lourd.

Cette progression s’inscrit dans une dynamique de long terme. La Cnuced relevait déjà que la Chine représentait, pour la première fois, la moitié de la production mondiale de construction navale en tonnage brut en 2023. Début 2025, l’organisation estimait à 63,7% la part chinoise du carnet de commandes mondial en tonnage brut. Les publications spécialisées de Lloyd’s List décrivent, elles, une emprise de près de 68% en nombre de navires en commande, avec une présence dominante dans les vraquiers, les pétroliers, les porte-conteneurs et les transporteurs de véhicules.

Cette avance repose sur un appareil industriel très concentré et des capacités en expansion. Les grands groupes chinois accumulent des carnets remplis sur plusieurs années et plusieurs chantiers vendent déjà des créneaux de livraison allant jusqu’à la fin de la décennie. La demande reste portée par le renouvellement de flottes vieillissantes, par les exigences de décarbonation du transport maritime et par des marchés de fret qui ont soutenu les investissements dans de nouveaux navires.

L’avance chinoise s’appuie aussi sur un environnement de financement et de politique industrielle plus favorable que chez ses concurrents. La Cnuced souligne le rôle du vaste secteur national d’armateurs, qui commande lui-même dans les chantiers du pays. La combinaison d’un soutien public durable qui planifie la montée en puissance, d’une montée en cadence des capacités et d’un tissu industriel complet permet à la Chine de conforter sa place centrale, alors que le Japon et la Corée du Sud restent les principaux concurrents asiatiques, mais avec des parts de marché en retrait.

L'Occident est totalement dépassé dans ce domaine crucial qui est un des aspects essentiels de la physicalité des échanges mondiaux.

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