Le démantèlement par les États-Unis de batteries antimissiles THAAD et Patriot déployées en Corée du Sud, révélé par des images diffusées par les médias sud-coréens, constitue un signal stratégique majeur dans le contexte de la guerre en cours au Proche-Orient. Officiellement, ce redéploiement s’inscrit dans l’adaptation du dispositif militaire américain face à l’escalade avec l’Iran. Mais pour de nombreux analystes militaires, cette décision révèle surtout une réalité plus préoccupante, celle d'une coalition israélo-américaine confrontée à une tension critique sur ses capacités de défense antimissile, au point de devoir déplacer des systèmes essentiels depuis l’Asie orientale vers le Golfe.
Un redéploiement qui trahit une contrainte opérationnelle
Les images montrant le démontage de systèmes THAAD et Patriot en Corée du Sud ont immédiatement suscité des réactions en Asie, où ces batteries avaient été installées pour faire face à la menace balistique nord-coréenne. Leur retrait partiel intervient au moment même où les États-Unis et Israël doivent faire face à une intensification des tirs de missiles et de drones iraniens, ainsi qu’aux attaques menées par les alliés régionaux de Téhéran. Pour de nombreux observateurs, ce transfert indique que les stocks d’intercepteurs antimissiles américains sont sous forte pression après seulement deux semaines d’opérations intensives dans le Golfe... et beaucoup de systèmes anti-missiles vendus/donnés à l'Ukraine au cours des quatre dernière années, ce dont Donald Trump s'est récemment plaint amèrement en portant l'accusation contre Joe Biden accusé d'avoir été trop dispendieux en la matière.
Deux acteurs internationaux regarde cette situation le sourire au lèvres, la Chine et surtout la Russie, qui se trouvent de ce fait en meilleure position, respectivement, face à Taïwan et face à l'Ukraine.
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