Il arrive parfois dans l’histoire européenne que certains gouvernements, presque seuls, portent la voix d’un continent hésitant. En 2003, au moment de l’invasion de l’Irak, ce rôle fut tenu par la France de Jacques Chirac. Face à la détermination de George W. Bush à lancer une guerre préventive contre Bagdad, Paris avait choisi la confrontation diplomatique. Au Conseil de sécurité des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin prononçait alors un discours resté célèbre, appelant au respect du droit international et à la retenue militaire.
La France entraînait dans son sillage une coalition improbable mais déterminée : l’Allemagne de Gerhard Schröder et la Russie de Vladimir Poutine. Face à l’Oncle Sam, le vieux continent trouvait alors une voix.
Vingt ans plus tard, dans un contexte international tout aussi explosif, cette voix semble s’être déplacée. Et c’est désormais l’Espagne de Pedro Sánchez qui apparaît comme l’un des rares gouvernements européens prêts à affronter la nouvelle posture impérialiste des États-Unis de Donald Trump.
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