Selon des responsables américains cités par plusieurs médias internationaux, les services de renseignement des États-Unis ont détecté des signes indiquant que l’Iran aurait commencé à poser des mines navales dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures. Les autorités iraniennes n’ont pas réagi à ces informations.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points de transit les plus sensibles du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La présence de mines, même en nombre limité, peut suffire à perturber fortement la navigation commerciale, notamment en raison des contraintes d’assurance et des risques pour les équipages. Les précédentes crises dans la région ont montré que la menace de minage pouvait à elle seule réduire fortement le trafic maritime.
Les capacités de minage attribuées à l’Iran sont connues de longue date. Des analyses militaires occidentales estiment que Téhéran dispose d’un stock important de mines navales de différents types, pouvant être posées rapidement à l’aide de vedettes, de navires auxiliaires ou de moyens côtiers. Dans des eaux peu profondes et chaudes comme celles du Golfe, les opérations de détection et de neutralisation sont complexes et peuvent s’étendre sur plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Selon plusieurs analystes, l’usage combiné de drones, de frappes limitées et de mines pourrait permettre de maintenir une pression prolongée sur les infrastructures énergétiques et sur le trafic maritime, sans recourir à une fermeture totale du détroit. Un tel scénario entraînerait plutôt des restrictions durables de circulation, susceptibles d’avoir des effets prolongés sur l’offre mondiale d’énergie.
Sources
- The Guardian — https://www.theguardian.com
- Reuters — https://www.reuters.com