Nouvelle hausse du chômage chez les jeunes

La remontée du chômage se confirme en France et les jeunes encaissent le choc de plein fouet. Derrière les discours sur le « plein emploi », les indicateurs publics montrent un marché du travail qui se dégrade, avec une pression accrue sur les moins de 25 ans.

Nouvelle hausse du chômage chez les jeunes
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Le chômage remonte en France et la jeunesse en subit immédiatement les effets. L’Insee a indiqué qu’au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage a encore progressé de 0,2 point sur le trimestre pour atteindre 8,3 % de la population active, son niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre 2020 hors épisode sanitaire et depuis le troisième trimestre 2019 auparavant. La Dares relève de son côté une nouvelle hausse des inscrits à France Travail : en catégorie A, c’est-à-dire sans emploi, leur nombre a augmenté de 0,8 % sur le trimestre et de 3,1 % sur un an, pour atteindre 3,323 millions de personnes. Les catégories A, B et C totalisent 5,801 millions d’inscrits, en hausse de 1,3 % sur le trimestre et de 3,2 % sur un an.

La dégradation touche particulièrement les jeunes. Les données publiques montrent que les moins de 25 ans demeurent la classe d’âge la plus exposée aux retournements de conjoncture. L’Insee rappelle qu’en 2024 le taux de chômage des 15-29 ans atteignait 14 % en France, contre 11 % dans l’Union européenne, tandis que les contrats courts et l’intérim continuent de jouer le rôle de variable d’ajustement pour les employeurs. Ce choix économique traduit une organisation du marché du travail où les entrants sont les premiers sacrifiés lorsque l’activité ralentit ; or c'est le cas dans une économie française au-delà de l'essoufflement.

Le pouvoir invoque régulièrement la « résistance » de l’emploi, mais les chiffres disponibles racontent surtout un essoufflement. La croissance française a stagné à 0,0 % au deuxième trimestre 2026, selon le tableau de bord de la conjoncture de l’Insee, pendant que le chômage augmentait pour le sixième trimestre d’affilée. La Dares souligne aussi que l’interprétation des listes de France Travail est brouillée par les effets de la loi pour le plein emploi, qui a élargi l’inscription automatique de nouveaux publics depuis janvier 2025. Même corrigées de ces effets, les statistiques ne dessinent pas de redressement net.

La poussée du chômage des jeunes nourrit logiquement les mobilisations sur l’avenir, l’orientation et l’accès au travail. La question n’est pas seulement celle de l’accompagnement, mais celle des débouchés réels. Il est permis de s’interroger sur un système qui multiplie les dispositifs de suivi sans garantir une politique de l’emploi et de la production capable d’ouvrir des perspectives stables. Mettre en adéquation les filières de formation, la qualification et les besoins de production reste une urgence sociale autant qu’économique.

Heureusement que le « Mozart de la finance » avait pour objectif le plein emploi, en particulier des jeunes. Après lui le déluge.

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