Paris et Séoul scellent le « Partenariat Lumière » autour du cinéma et de l’IA

Emmanuel Macron et le président sud-coréen Lee Jae-myung ont lancé lundi 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence le « Partenariat Lumière », doté d’un milliard d’euros sur cinq ans pour soutenir le cinéma, l’audiovisuel et l’image animée face aux plateformes et à l’IA.

Paris et Séoul scellent le « Partenariat Lumière » autour du cinéma et de l’IA
0%

Emmanuel Macron et le président sud-coréen Lee Jae-myung ont coprésidé lundi 7 septembre, à Saint-Paul-de-Vence, le Sommet Lumière consacré à l’avenir du cinéma et de l’image animée. À cette occasion, Paris et Séoul ont lancé le « Partenariat Lumière », présenté comme une initiative commune de soutien aux industries du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée. L’investissement annoncé atteint un milliard d’euros sur cinq ans, financé conjointement par les deux pays.

Le dispositif vise à soutenir la création, à renforcer les coopérations industrielles et à faciliter les investissements croisés entre les filières françaises et sud-coréennes. L’Élysée inscrit cette initiative dans une stratégie de défense de la diversité culturelle et de consolidation de la filière de l’image face à la montée en puissance des grandes plateformes numériques. Le sommet a réuni plus de 200 participants issus de 60 pays, régions et organisations internationales, selon la présidence française.

Les deux chefs d’État ont aussi mis en avant la question de la souveraineté culturelle. Dans son intervention, Emmanuel Macron a relié ce partenariat à la nécessité de préserver la capacité de financement, de production et de diffusion des œuvres dans un environnement dominé par les plateformes mondiales. La coopération franco-sud-coréenne s’appuie sur des secteurs déjà structurés des deux côtés, la Corée du Sud occupant une place croissante dans les industries audiovisuelles et culturelles à l’international.

La régulation de l’intelligence artificielle figure parmi les axes affichés du sommet. La Déclaration Lumière, publiée lundi, affirme que les usages de l’IA dans les industries culturelles doivent rester encadrés et ne pas conduire au remplacement des auteurs, artistes interprètes, doubleurs et autres créateurs. Le texte défend aussi le respect du droit d’auteur, la rémunération des ayants droit et la préservation d’une création humaine dans les œuvres de cinéma et d’image animée.

Sources :

Qu'avez-vous pensé de cet article ?

🎧

Version audio

Écoutez cet article en audio pour plus d'accessibilité

Inscription réussie !

Connexion réussie, bon retour !

Merci ! Votre soutien à Fréquence Populaire a bien été enregistré.

Succès ! Vérifiez vos emails pour obtenir votre lien magique.

Vos informations de facturation ont bien été mises à jour.

La mise à jour de votre facturation a échoué.