Il y a exactement 12 500 jours, le 3 juin 1992, Rio de Janeiro accueillait le Sommet de la terre, le plus grand rassemblement diplomatique jamais organisé jusque-là autour des questions environnementales. Selon les Nations unies, 179 gouvernements y étaient représentés. Plus de 100 chefs d’État ou de gouvernement se déplacèrent, aux côtés de plus de 20 000 participants.
Le sommet produisit, en 12 jours de négociations, plusieurs textes. Le premier, intitulé « Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement » – une formulation voulue par les pays du Sud, refusant que la préservation écologique serve à leur interdire les voies de développement dont les pays industrialisés avaient, eux, bénéficié sans contrainte pendant deux siècles –, égrènait 27 principes. Dès le quatrième, il soutenait qu’il n’existait pas de politique environnementale séparable du reste de la politique économique,
« Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolément. »
Déclaration de Rio sur l’environnement et le développement, 1992
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