La Commission européenne a écarté mardi toute possibilité d’assouplir les sanctions visant le pétrole russe, malgré les tensions observées sur les marchés mondiaux de l’énergie. Bruxelles a indiqué qu’un tel geste n’était pas envisagé dans le contexte actuel.
Le commissaire européen à l’Économie, Valdis Dombrovskis, a déclaré que l’Union européenne devait continuer à exercer « une pression maximale » sur la Russie. Selon lui, les mesures adoptées par l’UE restent un élément central de la réponse européenne à l’invasion de l’Ukraine.
Depuis 2022, l’Union européenne a progressivement réduit ses importations d’hydrocarbures russes et instauré plusieurs séries de sanctions visant le secteur énergétique russe. Ces mesures comprennent notamment un embargo sur la majorité des importations de pétrole brut transporté par voie maritime, ainsi que des restrictions sur certains services liés au transport et à l’assurance.
La question d’un éventuel assouplissement de ces sanctions a été évoquée dans un contexte de tensions persistantes sur les marchés de l’énergie. Les prix du pétrole ont connu plusieurs épisodes de hausse ces derniers mois, alimentés par des incertitudes géopolitiques et des perturbations de l’offre mondiale.
Pour la Commission européenne, ces difficultés ne justifient pas de revenir sur les sanctions adoptées depuis le début de la guerre. L’exécutif européen considère que ces mesures visent à limiter les revenus énergétiques de la Russie et à réduire les capacités de financement de l’effort de guerre.
Les États membres de l’Union européenne restent divisés sur certaines questions énergétiques, mais les sanctions adoptées depuis 2022 ont jusqu’ici été renouvelées et maintenues par consensus au niveau européen.