Une résolution consacrée aux droits des personnes en situation de rue a été déposée dans le cadre de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, qui se tient du 23 février au 31 mars 2026.
Le texte, porté par un groupe d’États comprenant notamment le Brésil, le Royaume-Uni, le Portugal ou encore l’Albanie, s’inscrit dans l’agenda des Nations unies relatif à la promotion et à la protection des droits humains.
Il condamne explicitement les discriminations, les violences et la stigmatisation visant les personnes vivant dans la rue, et appelle les États à mettre fin aux législations qui criminalisent le sans-abrisme. La résolution insiste également sur la nécessité de renforcer les systèmes de protection sociale, d’améliorer l’accès au logement, aux soins de santé, à l’éducation et à l’emploi.
Le document souligne que les situations de rue résultent de facteurs multiples, parmi lesquels la pauvreté extrême, les inégalités structurelles, le manque de logements accessibles, les ruptures familiales ou encore les conséquences du changement climatique.
Il encourage par ailleurs les États à développer des politiques publiques coordonnées, fondées sur des approches pluridisciplinaires, ainsi qu’à améliorer la collecte de données afin de mieux comprendre les profils et les besoins des personnes concernées.
Cette initiative s’inscrit dans un travail de plaidoyer associant États et société civile. Parmi les contributeurs figure Flávio Lino, engagé sur ces questions et ayant participé à la rédaction du texte présenté à Genève. Il avait été interviewé par Fréquence Populaire en 2025, en marge du sommet des BRICS à Rio de Janeiro, revenant notamment sur les enjeux internationaux liés à la pauvreté et aux droits sociaux.