De violents affrontements ont de nouveau opposé manifestants et policiers à Tirana, pour un sixième jour consécutif de tension dans la capitale albanaise. La mobilisation vise directement le premier ministre Edi Rama, dont les opposants exigent la démission.
La colère agrège plusieurs revendications : dénonciation de la corruption, chômage, hausse du coût de la vie et dégradation de l’enseignement. Ces griefs traduisent une crise politique et sociale plus large dans un pays où la promesse européenne n’a pas éteint le sentiment d’abandon d’une partie de la population.
La contestation s’est durcie ces derniers jours, notamment avec l’entrée d’étudiants et de lycéens dans le mouvement, tandis que le pouvoir accuse ses adversaires d’attiser les violences.
Toute impression de ressemblance avec la situation en France... serait parfaitement fondée.
- « En Albanie, la « révolution des flamants roses » se radicalise : « Rien ne changera si on n’est pas violents » » — lemonde.fr
- « From France to Albania, social unrest is setting Europe's streets ablaze » — apnews.com
- « Riots in Tirana enter a fifth day as Albania's anti-government protests escalate » — apnews.com