Berlin battu à l’ONU : l’Allemagne écartée du Conseil de sécurité au profit du Portugal et de l’Autriche

Berlin a échoué à se faire élire au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2027-2028. Le Portugal et l’Autriche ont décroché les deux sièges d’Europe occidentale avec 134 et 131 voix. L’Allemagne, six fois élue par le passé, s’est arrêtée à 104 suffrages.

Berlin battu à l’ONU : l’Allemagne écartée du Conseil de sécurité au profit du Portugal et de l’Autriche
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L’Allemagne a échoué à se faire élire au Conseil de sécurité des Nations unies pour le mandat 2027-2028. Lors du vote à bulletin secret de l’Assemblée générale, le Portugal a obtenu 134 voix et l’Autriche 131, au-delà de la majorité des deux tiers requise. Berlin est resté à 104 suffrages et perd son siège. Il y a deux sièges réservés aux pays d’Europe occidentale.

Le Conseil de sécurité compte 15 membres. Cinq États y siègent en permanence avec droit de veto – États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni – et dix autres sont élus pour deux ans selon une répartition régionale. Les cinq pays élus cette semaine entreront en fonctions le 1er janvier 2027 et remplaceront, pour la fin de l’année 2028, les membres sortants concernés.

Pour Berlin, le revers est net. L’Allemagne avait déjà occupé à six reprises un siège non permanent et comptait sur cette nouvelle candidature pour maintenir son rang diplomatique dans l’appareil onusien. Cet échec rappelle une réalité souvent masquée par le poids économique allemand : à l’ONU, la puissance financière ne suffit pas à garantir des voix, surtout quand les équilibres régionaux, les alliances de circonstance et les campagnes bilatérales pèsent davantage que le statut au sein de l’Union européenne.

Le vote intervient alors que l’Allemagne défend depuis des années une réforme du Conseil de sécurité et revendique un rôle plus stable dans la gouvernance mondiale. Le résultat fragilise cette ambition. Il souligne aussi la limite d’une influence européenne présentée comme naturelle dans les enceintes multilatérales : même au sein du bloc occidental, la concurrence entre États reste entière quand il s’agit d’occuper les rares positions institutionnelles disponibles.

Espérons maintenant qu'Emmanuel Macron ne donne pas le siège permanent de la France à l'Allemagne sur un plateau d'argent...

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