Le parquet fédéral allemand a affirmé jeudi 2 juillet que des autorités ukrainiennes avaient demandé à des militaires de préparer la destruction des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2. Cette annonce intervient au lendemain de l’inculpation d’un premier suspect dans ce dossier. L’homme est identifié comme Serhii K. par les autorités judiciaires allemandes.
Selon l’accusation, Serhii K. et d’autres militaires ont élaboré un plan visant à détruire les deux conduites sous-marines reliant la Russie à l’Allemagne par la mer Baltique. Le parquet soutient que ce projet a été conçu après le déclenchement de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Les explosions qui ont endommagé les gazoducs ont eu lieu en septembre 2022.
La justice allemande a déjà engagé des poursuites contre Serhii K. pour son implication présumée dans l’opération. Des médias européens avaient rapporté ces derniers mois son arrestation en Italie en 2025, puis son transfert vers l’Allemagne. Le dossier est instruit par le parquet fédéral, compétent pour les affaires touchant à la sûreté de l’État.
Le sabotage de Nord Stream 1 et 2 avait provoqué d’importantes fuites de gaz en mer Baltique et ravivé les tensions autour de la guerre en Ukraine et de l’approvisionnement énergétique européen. Nord Stream 1 avait longtemps acheminé une part importante du gaz russe vers le marché allemand. Nord Stream 2 n’était pas entré en service, l’Allemagne ayant suspendu sa procédure de certification peu avant l’invasion russe de février 2022.