À Gaza comme au Liban, les responsables occidentaux continuent de parler de « cessez-le-feu ». Les communiqués diplomatiques se succèdent, les médiateurs internationaux se félicitent de préserver des mécanismes de désescalade et les chancelleries multiplient les appels à la retenue. Pourtant, sur le terrain, les populations concernées peinent à comprendre ce que signifie encore ce mot.
À Gaza, où un cessez-le-feu est officiellement entré en vigueur au printemps 2026 après plusieurs années de guerre dévastatrice, les combats ont certes diminué d'intensité, mais la violence ne s'est jamais réellement arrêtée. Selon notre comptage, depuis l'entrée en vigueur de cette trêve, plus de 900 Palestiniens ont été tués et plus de 3 000 blessés lors d'opérations militaires israéliennes, de frappes, de tirs ou d'incidents armés divers. Parmi les victimes figurent de très nombreux civils et, une fois encore, de nombreux enfants. Les destructions continuent, les déplacements de population se poursuivent et la bande de Gaza demeure plongée dans une crise humanitaire majeure. Lorsque plusieurs centaines de personnes meurent après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu, la question mérite d'être posée, s'agit-il encore réellement d'un cessez-le-feu ou ou s'agit-il de la continuation de la guerre mais de manière « masquée» ?
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