Le conflit russo-ukrainien a agi comme un électrochoc stratégique. Pour la première fois dans un conflit de haute intensité entre États, le drone est devenu une arme de masse. Omniprésent, peu coûteux, consommable, il observe, cible, frappe et sature les défenses. Des quadricoptères civils modifiés aux drones suicides de type Shahed, l’espace aérien basse altitude est désormais un champ de bataille permanent. Face à cette mutation profonde, une certitude s’impose, la lutte anti-drones est devenue un enjeu central des guerres d’aujourd’hui et de demain.
Les grandes puissances ne s’y sont pas trompées. Les États-Unis investissent massivement dans les micro-ondes, les lasers et les intercepteurs autonomes comme le Roadrunner d’Anduril. Israël déploie une défense multicouche mêlant brouillage, interception cinétique et laser haute énergie. La Chine et la Russie développent leurs propres systèmes, mêlant guerre électronique et solutions à bas coût adaptées aux conflits d’attrition. Longtemps en retrait, la France accélère désormais clairement. Et au cœur de cette montée en puissance, un programme retient l’attention par son audace et son origine : le Fury.
Nous pouvons dire que c’est un objet militaire non identifié dans le paysage européen. Intercepteur de drones ultra-rapide, il peut atteindre 700 km/h, encaisser jusqu’à 20G en manœuvre, et est propulsé par un microréacteur à kérosène quasi unique en Europe. Sa vocation est claire, c’est de neutraliser des drones suicides rapides avant qu’ils n’atteignent leurs cibles, qu’il s’agisse de villes, d’infrastructures critiques ou de forces déployées.
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