Péguy, Séguin où l’honneur de la République

Servir la France. De Péguy tombé au front à Séguin debout contre Maastricht, une même idée traverse le siècle, que la Nation et la République ne sont vivantes que lorsqu’on refuse la facilité, la résignation et l’abandon de la souveraineté populaire. Un hommage.

Péguy, Séguin où l’honneur de la République
Charles Péguy et Philippe Séguin
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« Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer au lieu d'agir. » - Charles Péguy.

« (...) que l'on ne s'y trompe pas, la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fonda­mentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique. L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace. Elle enterre la conception de la souveraineté nationale et les grands principes issus de la Révolution : 1992 est littéralement l'anti 1789. Beau cadeau d'anniversaire que lui font, pour ses 200 ans, les pharisiens de cette Répu­blique qu'ils encensent dans leurs dis­cours et risquent de ruiner par leurs actes ! » - Philippe Séguin, tiré du discours du 5 mai 1992 prononcé à l'Assemblée nationale contre le Traité de Maastricht.


Fidélité à la France
Certains jours ne se contentent pas d’être inscrits sur le calendrier, ils se voient investis, au fil du temps, d’une profondeur particulière, comme si l’histoire avait choisi d’y concentrer ses grandes lignes de force. Le 7 janvier appartient à cette catégorie rare. C’est la date de naissance de Charles Péguy, en 1873, et celle de la disparition de Philippe Séguin, en 2010. Deux figures, deux époques, deux trajectoires que tout pourrait opposer, à l’exception de l’essentiel : une fidélité inébranlable à la République, à la Nation, et au peuple français.

Ce rapprochement n’est nullement fortuit. Il n’a rien d’une superstition ni d’un penchant pour les coïncidences faciles. Il s’impose comme une injonction, un rappel austère, presque impérieux, du sens originel de la République, de ce qu’elle devrait demeurer, et du péril qui la guette lorsque l’on cesse d’en mesurer la gravité.

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