Le discours de Kashim Shetima à l'ONU résonne comme un appel urgent à l'action collective. Dans un monde en proie aux crises, il rappelle que le multilatéralisme est bien plus qu'une option ; c'est une nécessité vitale pour la survie collective. Ce plaidoyer doit être entendu et intégré dans les discussions qui façonnent notre avenir.
Dans son intervention lors de la 80e session de l'Assemblée générale de l'ONU, le vice-président nigérian a articulé les défis pressants qui menacent la stabilité mondiale. En évoquant les conflits, le dérèglement climatique, les inégalités économiques et la fracture numérique, Shetima a mis en lumière l'interdépendance des nations face à ces enjeux. Ses mots soulignent que l'isolement et le nationalisme ne peuvent plus être des réponses aux crises contemporaines. Le multilatéralisme, selon lui, est la seule voie viable pour naviguer à travers le chaos mondial. Cette vision doit inciter les États à collaborer davantage, à dépasser leurs intérêts individuels au profit d'un bien commun global.
Un des points centraux de son discours est la revendication d'un siège permanent pour le Nigéria au Conseil de sécurité de l'ONU. Cette demande n'est pas seulement une question de reconnaissance, mais une exigence liée à la réalité géopolitique actuelle. Avec sa démographie et son rôle stabilisateur en Afrique, le Nigéria mérite une voix plus forte dans les décisions qui affectent le continent et le monde. La réforme des institutions onusiennes est essentielle pour restaurer leur légitimité et leur efficacité, et le Nigéria se positionne comme un acteur clé dans ce processus.
Les préoccupations économiques ont également été mises en avant. Shetima a appelé à un allègement de la dette souveraine, qui étouffe de nombreux pays africains. Cette question est cruciale pour permettre à ces nations de se développer de manière autonome et de transformer leurs ressources naturelles en leviers de prospérité. En parallèle, il a souligné l'importance de combler la fracture numérique, afin d'éviter que l'Afrique ne soit laissée pour compte dans la révolution technologique. Ce défi nécessite des investissements massifs et une volonté politique forte pour garantir que la prochaine génération ne soit pas marginalisée.
En conclusion, le discours de Kashim Shetima à l'ONU est un appel à l'action collective et à la solidarité internationale. Il rappelle que l'avenir de la paix et du développement est lié à notre capacité à agir ensemble, à écouter toutes les voix et à œuvrer pour un monde plus juste et inclusif. Le changement passe par une prise de conscience collective des enjeux et une volonté politique de réformer les structures existantes. À travers cette émission, Fréquence Populaire s'engage à donner la parole aux acteurs de changement et à enrichir le débat public sur les grandes questions qui nous concernent tous.