Les investissements directs étrangers chinois en Europe ont augmenté de 67% en 2025. Cette progression alimente le débat sur l’achat accéléré d’actifs européens par des groupes chinois et sur le contrôle effectif des capacités industrielles implantées sur le continent.
L’enjeu porte aussi sur la valeur produite localement. Des usines d’assemblage peuvent créer de l’emploi sur place, tout en laissant hors d’Europe la conception, les composants clés, la propriété technologique et une large part des marges. Ce choix traduit une fragilité persistante : produire sur le sol européen ne garantit pas que la chaîne de valeur y reste.
Il est permis de s’interroger sur la cohérence d’une politique commerciale fondée pendant des décennies sur l’ouverture des marchés, la libre circulation des capitaux et la baisse des protections. Ou comment se faire pendre avec la corde qu’on aura vendu.