L’OTAN a publié une nouvelle version de ses « exigences de base » en matière de résilience, présentée comme un cadre commun pour la préparation du secteur civil dans les pays alliés. Le texte fixe sept domaines prioritaires : continuité des pouvoirs publics, énergie, mouvements de population, eau et alimentation, gestion des blessés et des crises sanitaires, communications civiles et transports. L’Alliance a précisé que ces orientations visent à maintenir les services essentiels à la population tout en garantissant que les forces armées puissent en disposer à tout moment pour l'effort de guerre.
Le document demande aux États d’organiser des dispositifs capables de faire face à des déplacements non maîtrisés de population et de renforcer leurs capacités de sécurité civile et de défense civile. Il prévoit aussi des plans d’évacuation, des mécanismes d’alerte et de communication avec la population, ainsi que l’identification de fonctions nationales essentielles à maintenir en cas de crise ou de conflit. Les approvisionnements en eau, vivres, carburant, électricité, chaleur, transport, services financiers et biens spécialisés font partie des capacités à sécuriser.
L’OTAN exige également des stocks robustes et diversifiés de fournitures médicales, d’équipements, de produits pharmaceutiques, de principes actifs, de sang et de produits sanguins. Le texte insiste sur la capacité à absorber des pertes massives et des crises sanitaires graves, tout en maintenant les soins essentiels pour la population et pour les forces nationales et alliées. Les réseaux de communication doivent, eux aussi, garantir un accès prioritaire aux besoins de résilience civile et d’acheminement militaire.
Cette publication marque une étape politique nette,l’Alliance rend public un dispositif qui intègre plus étroitement administrations, infrastructures, entreprises et population à la préparation de la guerre. L’OTAN assume une logique de « société entière » et de coopération civilo-militaire, où les besoins de base (énergie, santé, transport, information) sont pensés aussi comme des conditions du déploiement des armées. Au sommet de La Haye en 2025, les Alliés avaient déjà décidé que jusqu’à 1,5 % du PIB pourrait être comptabilisé au titre de dépenses liées à la défense et à la sécurité au sens large, notamment pour la résilience et la préparation du secteur civil.
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