Les Légions internationales de défense de l’Ukraine n’existent plus. Le ministère ukrainien de la Défense l’a confirmé vendredi 13 février sur le réseau X, précisant que ces unités étaient « réintégrées dans d’autres brigades expérimentées » des forces armées. Le terme de démantèlement est récusé par Kiev, qui parle de réorganisation.
Quatre unités dépendant du ministère de la Défense sont concernées. Elles regroupaient l’essentiel des volontaires étrangers engagés aux côtés de l’armée ukrainienne depuis le début de l’invasion russe à grande échelle en 2022. Aucune donnée officielle n’a jamais été publiée sur leur effectif exact, mais le format « brigade » dans l’armée ukrainienne correspond généralement à 400 à 600 soldats par unité.
Selon plusieurs experts interrogés par des médias internationaux, cette décision était anticipée depuis plusieurs mois. Des rumeurs circulaient dès novembre 2025 sur une possible restructuration. Le journal Le Monde a indiqué que l’annonce aurait été faite aux commandants concernés le 31 décembre 2025.
Créées au printemps 2022, les Légions internationales répondaient à un afflux de volontaires étrangers. La première brigade a été formée en avril 2022, à l’initiative des autorités ukrainiennes, alors que des candidats affluaient dans certaines ambassades à l’étranger. Ces unités ont été engagées dans plusieurs batailles majeures, notamment à Kharkiv, Bakhmout ou Vouledar.
Au-delà de leur apport opérationnel, ces brigades ont aussi joué un rôle symbolique. Elles mettaient en avant l’engagement de volontaires venus d’Europe, d’Amérique latine ou d’autres régions, et concentraient des profils disposant d’expériences spécifiques, notamment dans la médecine de guerre, le génie ou l’utilisation d’armements occidentaux.
Le ministère de la Défense affirme que cette intégration vise à améliorer l’efficacité globale des forces armées dans le cadre d’une réforme en cours. Les combattants étrangers doivent être affectés principalement à des bataillons d’assaut en cours de constitution. Plusieurs analystes estiment que l’impact de cette décision dépendra des conditions d’intégration et de l’usage qui sera fait de ces profils expérimentés.