Dans un discours poignant à l'ONU, Mahmoud Abbas décrit la situation catastrophique à Gaza, qualifiée de « guerre génocidaire ». Cette intervention éclaire les enjeux tragiques du conflit israélo-palestinien et appelle à une prise de conscience internationale.
Le président de l'État de Palestine, Mahmoud Abbas, prend la parole lors de la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies pour dénoncer la violence implacable qui frappe Gaza. Ses mots résonnent comme un cri d'alarme face à un désastre humanitaire sans précédent. Plus de 220 000 victimes palestiniennes, des infrastructures détruites, un blocus asphyxiant et une famine ravageuse : les chiffres avancés par Abbas dressent un tableau accablant. En qualifiant ces événements de génocide, il ne fait pas que relater des faits ; il appelle le monde à agir, à prendre conscience de la gravité de la situation sur le terrain.
Au-delà de l'horreur des pertes humaines, Abbas souligne les conséquences de l'occupation israélienne, notamment la colonisation illégale à Jérusalem-Est et la destruction des lieux saints. Il met en lumière un cycle de violence perpétuel, exacerbé par des politiques israéliennes qui bafouent les droits des Palestiniens et compromettent toute chance de paix. En rejetant clairement les attaques du Hamas, Abbas cherche à dissocier le mouvement islamiste de la lutte pour la reconnaissance des droits palestiniens, insistant sur la nécessité d'une unité politique sous une gouvernance légitime et démocratique.
Le discours d'Abbas s'inscrit dans un contexte international où la reconnaissance des droits des Palestiniens est plus que jamais d'actualité. Il appelle à une reconnaissance universelle de l'État palestinien, au retrait israélien des territoires occupés et à la levée immédiate du blocus. Cette déclaration s'inscrit dans un cadre plus large, appelant à un soutien international pour établir une gouvernance provisoire à Gaza, et à des élections démocratiques dans un avenir proche. En rappelant les engagements passés, notamment ceux liés aux accords d'Oslo, il souligne l'urgence d'une résolution pacifique du conflit, fondée sur la justice et la souveraineté.
Le discours de Mahmoud Abbas à l'ONU n'est pas qu'un constat amer, c'est aussi un appel à la mobilisation de la communauté internationale. La paix, insiste-t-il, ne peut être atteinte sans la reconnaissance des droits fondamentaux des Palestiniens. Ce discours mérite d'être entendu et partagé, car il ouvre un espace de réflexion sur les enjeux de la paix et de la dignité humaine, des valeurs fondamentales qui ne peuvent être ignorées dans ce monde en perpétuelle tension.