Meta a annoncé lundi le lancement de Petal, un câble sous-marin transatlantique d’environ 7.000 kilomètres reliant les États-Unis à la France. Le groupe présente l’infrastructure comme un système d’une capacité de 1 pétabit par seconde, soit 1.000 térabits par seconde. Meta affirme que ce niveau correspond au double des câbles les plus performants actuellement en service sur une distance comparable.
L’entreprise met en avant un saut technologique centré sur la fibre optique à double cœur. Petal doit être le premier câble sous-marin transocéanique à déployer à grande échelle cette technologie multicœur sur une telle distance. Selon Meta, cette architecture permet de doubler la capacité par brin de fibre sans exiger une hausse proportionnelle des infrastructures physiques ni de l’alimentation électrique nécessaire au système.
Meta précise que Petal sera réalisé avec NEC, Sumitomo Electric Industries et Orange. Orange doit intervenir comme partie d’atterrissement en France. Sumitomo Electric fournit une fibre sous-marine multicœur présentée par Meta comme un élément central du projet.
Le groupe inscrit Petal dans une stratégie plus large d’investissements directs dans les réseaux sous-marins. Meta avait déjà annoncé en 2021 un système transatlantique à 24 paires de fibres d’une capacité d’un demi-pétabit par seconde, avant de participer à d’autres projets de très grande longueur comme 2Africa. Avec Petal, l’entreprise cherche à augmenter les capacités intercontinentales sans multiplier à la même vitesse les contraintes de place, de puissance et d’équipement. Meta avance enfin qu’un seul système de ce type offrirait une bande passante équivalente à l’écoute simultanée de musique en streaming par 75% de la population mondiale.
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