Le Comité international olympique a confirmé qu’à partir des Jeux de Los Angeles 2028, la participation aux épreuves féminines des compétitions organisées par le CIO sera réservée aux athlètes de sexe biologique féminin. La mesure vaut pour l’ensemble des sports du programme olympique, individuels comme collectifs, et n’aura pas d’effet rétroactif. Les Jeux olympiques de Los Angeles sont programmés du 14 au 30 juillet 2028.
Le CIO présente cette décision comme une règle de protection de l’équité, de la sécurité et de l’intégrité de la catégorie féminine. L’instance affirme que les personnes de sexe biologique masculin conservent un avantage de performance dans les disciplines fondées sur la force, la puissance et l’endurance. Dans cette logique, le maintien d’une catégorie féminine distincte est assumé comme un critère d’égalité de traitement entre concurrentes partageant les mêmes caractéristiques de catégorie.
Enfin la logique et la science prime sur une idéologie complètement non scientifique.
L’admissibilité sera déterminée par un dépistage du gène SRY, généralement présent sur le chromosome Y et associé au développement sexuel masculin. Ce contrôle ne devra être réalisé qu’une seule fois dans la vie de l’athlète. Le CIO précise que cette politique s’appliquera pour la première fois à LA28, après son adoption par la commission exécutive le 26 mars 2026.
Le dispositif concerne aussi les autres événements organisés par le CIO. Dans sa foire aux questions, l’organisation inclut dans le même cadre les femmes transgenres et les athlètes XY DSD, en avançant qu’elles partagent des caractéristiques biologiques comme la présence de chromosomes XY, du gène SRY, de testicules et de taux de testostérone situés dans la plage masculine. Le CIO inscrit ainsi sa décision dans une ligne plus restrictive que les approches antérieures fondées sur les seuils hormonaux, au nom d’une séparation nette des catégories sexuelles en compétition.
Cette inflexion intervient alors que le CIO met aussi en avant, pour LA28, la progression de l’égalité entre femmes et hommes dans les quotas et le programme des épreuves. L’institution maintient ce cap sur la parité numérique, tout en fermant plus strictement l’accès à la catégorie féminine. Ce choix traduit une volonté de reprendre la main sur une question laissée durant des années aux fédérations internationales, avec un critère uniforme imposé à l’échelle olympique.
Sources :
- « Annonce par le Comité International Olympique d’une nouvelle politique sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique » — olympics.com
- « Foire aux questions concernant la Politique du CIO sur la protection de la catégorie féminine dans le sport olympique et principes directeurs pour les Fédérations Internationales et autres instances dirigeantes sportives » — olympics.com
- « Santé, médecine et sciences » — olympics.com
- « Where will the next Olympic Games be held? » — olympics.com
- « Égalité des genres à travers le temps: aux Jeux Olympiques » — olympics.com