La Thaïlande a intensifié ses discussions avec la Russie afin d’assurer ses approvisionnements en urée, engrais azoté largement utilisé dans les cultures vivrières et commerciales du pays. Les autorités thaïlandaises cherchent à prévenir de nouvelles tensions sur le marché intérieur à l’approche de la prochaine campagne agricole.
Selon plusieurs médias locaux, Bangkok étudie un accord portant sur 1 à 2 millions de tonnes d’urée par an. Les échanges portent à la fois sur les volumes disponibles, les conditions tarifaires et les délais de livraison. Une première allocation aurait été acceptée en principe, sous réserve de finalisation contractuelle.
L’urée est particulièrement stratégique pour la Thaïlande, grand producteur agricole régional, notamment dans le riz, la canne à sucre, le manioc et certaines cultures fruitières. Toute hausse des prix ou rupture d’approvisionnement peut peser directement sur les coûts de production et les revenus des exploitants.
Les autorités thaïlandaises ont indiqué vouloir obtenir des livraisons rapides, potentiellement dans les trois mois suivant la signature d’un accord. Cette démarche intervient alors que plusieurs pays asiatiques cherchent à sécuriser leurs achats d’intrants agricoles face à la volatilité persistante des marchés mondiaux.
La Russie demeure l’un des principaux producteurs mondiaux d’engrais azotés, ce qui en fait un fournisseur recherché malgré les recompositions logistiques et commerciales observées depuis 2022.
Sources
- ThaiEnquirer — https://www.thaienquirer.com/