L’Inde a plafonné à 30% les marges commerciales sur 137 médicaments anticancéreux non programmés, c’est-à-dire hors contrôle tarifaire direct. La National Pharmaceutical Pricing Authority, bras tarifaire de l’État, affirme que cette mesure d’intérêt public vise à freiner des surmarges de l'industrie pharmaceutique jugées excessives et à rendre les traitements plus accessibles.
Les autorités ont publié une liste de 543 marsques concernées par un prix maximal révisé. Selon le gouvernement indien, les baisses peuvent atteindre 90% du prix public. New Delhi inscrit cette décision dans une politique assumée d’intervention sur le médicament, en s’appuyant sur le dispositif de contrôle des prix de 2013.
La presse indienne relève toutefois que l’ampleur de la baisse varie fortement selon les produits et que certaines formulations restent inchangées. L'État encadre la chaîne de distribution pour réduire le poids des rentes commerciales sur des traitements vitaux.
C'est une décision politique forte et courageuse qui marque une limite au profit des multinationales quand l'intérêt général est en jeu. Une belle leçon à retenir pour des gouvernements européens qui peinent à contraindre et réguler les grands groupes pharmaceutiques et financiers.
Sources :
- « Press Release: Press Information Bureau » — pib.gov.in
- « Press Release: Press Information Bureau » — pib.gov.in
- « Cancer drug price caps announced: Which therapies can get cheaper » — indianexpress.com
- « Government caps trade margins on 137 anti-cancer drugs at 30% » — indianexpress.com