Les États-Unis et l’Ukraine envisagent l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni comme possibles représentants européens dans d’éventuelles négociations destinées à régler le conflit ukrainien en citant quatre diplomates européens. D’après le quotidien, Steve Witkoff et Jared Kushner auraient déjà arrêté avec Kiev, en septembre, le principe d’une participation de ces trois pays dans le cadre du groupe E3.
Le schéma reste toutefois sans consensus en Europe. Plusieurs petits États européens redoutent que Berlin, Paris et Londres ne prennent des décisions au nom de l’ensemble du continent sans leur participation directe. Ces réticences portent sur la composition même du format de négociation et sur la place laissée aux autres capitales.
Les capitales européennes s’inquiètent aussi de la possibilité d’arrangements entre Washington et Moscou qui ne prendraient pas en compte leurs intérêts. Le Financial Times cite en particulier la question des garanties de sécurité susceptibles d’être accordées à la Russie, avec, en contrepartie, de possibles restrictions touchant l’OTAN.
La présence de représentants européens dans un tel format reste, à ce stade, incertaine. Le quotidien rappelle que Moscou s’oppose à l’implication de l’Union européenne dans des négociations tripartites de ce type. Dmitri Peskov avait déjà déclaré que de tels participants n’étaient nécessaires ni pour la Russie ni, probablement, pour les États-Unis.
Sources :
- Financial Times — ft.com