JO-2030 : la ministre des Sports rejette l’accusation de « choix politicien » sur le dossier Nice-Lyon

Le transfert du pôle glace des JO d’hiver 2030 de Nice vers Lyon a déclenché une nouvelle passe d’armes politique. Sur TF1, la ministre des Sports Marina Ferrari a nié toute logique partisane, tandis qu’Eric Ciotti a dénoncé un « choix politicien ».

JO-2030 : la ministre des Sports rejette l’accusation de « choix politicien » sur le dossier Nice-Lyon
Anneaux olympiques sur la tour Eiffel / Wikimedia Commons
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La ministre des Sports Marina Ferrari a rejeté sur TF1 toute « politisation du dossier » des Jeux olympiques d’hiver 2030, après l’annonce du transfert du pôle glace de Nice vers Lyon. Cette décision a aussitôt relancé les tensions autour de l’organisation des Alpes françaises 2030. Le maire de Nice, Eric Ciotti, a dénoncé un « choix politicien » et mis en cause ses adversaires locaux et régionaux.

Le transfert concerne les épreuves de glace initialement envisagées à Nice. Selon la presse sportive et généraliste, les difficultés portent depuis plusieurs semaines sur les infrastructures niçoises, en particulier le refus du maire d’autoriser l’installation d’une patinoire provisoire à l’Allianz Riviera pour le hockey masculin, ainsi que sur l’absence d’alternative arrêtée pour accueillir l’ensemble du programme glace. Dans ce contexte, Lyon a été retenue comme solution de repli.

Cette réorientation prolonge un bras de fer engagé de longue date entre Eric Ciotti et les autres responsables impliqués dans le dossier, notamment le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier. Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français, a elle aussi défendu un choix « rationnel » et non fondé sur des « considérations politiciennes ». Les échanges entre élus ont pris un tour public ces derniers jours, chacun imputant à l’autre la responsabilité de l’abandon de Nice comme centre des sports de glace.

Le dossier des Alpes 2030 a déjà été marqué ces derniers mois par plusieurs tensions de gouvernance, des débats sur les coûts d’équipement et des désaccords sur les sites. Le choix de Lyon pour le pôle glace s’inscrit dans ce climat de fragilité institutionnelle, alors que l’État et les organisateurs cherchent à stabiliser la carte des sites et à sécuriser le calendrier du projet.

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