L’Arabie saoudite a annoncé vendredi la fermeture de l’oléoduc Est-Ouest après une attaque de drones menée la veille contre cette infrastructure pétrolière. Le ministère saoudien des affaires étrangères a indiqué que plusieurs drones venus d’Irak avaient visé le pipeline dans les régions de Riyad et de Médine, faisant des blessés et provoquant des dégâts en cours de réparation.
Dans le même temps, l'avancée des Houties c'est derniers jours dans la prise de contrôle du détroit de Bab el Mandeb et leurs propres menacent sur le port de Yanbou et l’oléoduc est-ouest exerce également une pression considérable sur Ryad.
L'oléoduc est-ouest relie les installations d’Abqaïq, dans l’est du pays, au terminal de Yanbou, sur la mer Rouge. Il constitue une voie d’exportation essentielle pour le brut saoudien sans passage par le détroit d’Ormuz, corridor maritime exposé depuisla guerre déclenchée unilatéralement par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Riyad avait accru les volumes transportés par cette liaison ces derniers mois afin de sécuriser ses exportations et compenser les pertes de pétrole sue le marché noir lié au blocage du détroit d'Ormuz.
Des images satellitaires ont montré un important panache de fumée noire au-dessus de l'oléoduc, au moment où l’attaque était signalée. Le dossier s’inscrit dans une séquence de tensions plus large : depuis juillet, les autorités saoudiennes dénoncent à plusieurs reprises des frappes de drones lancées depuis le territoire irakien et attribuées à des milices soutenues par l’Iran.
Cette fermeture intervient alors que la guerre régionale perturbe déjà les routes énergétiques du Golfe. Le détroit d’Ormuz, passage clé du commerce pétrolier mondial, fait l’objet de menaces récurrentes, et Riyad cherche depuis plusieurs mois à diversifier ses itinéraires d’exportation vers la mer Rouge. L’arrêt du pipeline réduit temporairement cette capacité de contournement.
L'objectif de l'Iran, dont les Houties et les milices iraniennes sont des proxis ou au moins des alliés forts, exerce ainsi une pression puissante sur Washington, mais aussi les pays européens très dépendants de ces passages maritimes. L'économie mondiale, déjà sous tension l'est encore plus - plusieurs pays sont en récession et une dépression généralisée menace -, le prix du Brent a bondi à 104 $ le barril. Téhéran exerce cette pression en reponse au blocage américain er aux menaces permanentes de Donald Trump, sachant que lui doit bientôt faire face aux élections de mid-term.
Comme en Ukraine, on est là dans une guerre d'attrition économique et ce sont bien les États-Unis et les pays europérns qui sont le plus sous pression. La fin du monde unipolaire et sa transition vers un monde multipolaire qui est déjà là de facto mais qui poduit de puissantes friction.
Sources :
- « Saudi Arabia shuts down a pipeline as Houthis seize an island, opening a new front in the Iran war » — apnews.com
- « Yemen's Houthis capture a Red Sea island in a threat to shipping, and other Mideast developments » — apnews.com
- « L’Arabie Saoudite condamne fermement les attaques de drones lancées par des milices affiliées à l'Iran en Irak » — spa.gov.sa
- « L’Arabie Saoudite condamne toute tentative de fermeture du détroit d’Ormuz ou d’obstruction des voies navigables internationales » — spa.gov.sa
- « Attaques dans le détroit d’Ormuz : la tension s’étend au Yémen » — lemonde.fr