Il y a une formule que les biologistes n'osent pas encore écrire franchement, mais qui hante leurs publications depuis une décennie : la présence humaine serait, pour la faune sauvage, plus destructrice qu'un accident nucléaire majeur. Tchernobyl le démontre.

Sur les 2 600 kilomètres carrés de la zone d'exclusion, interdite aux hommes depuis le 26 avril 1986, la nature a non seulement survécu, mais elle prospère. Loups, lynx, élans, ours bruns disparus depuis un siècle, bisons d'Europe : la liste des espèces revenues lire la planète abandonnée ressemble à un inventaire de l'Holocène. Le chiffre qui résume tout : la population de loups dans la zone serait sept fois supérieure à celle observée dans les réserves naturelles voisines, non contaminées.

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