Le gouvernement britannique a approuvé la mise en production du champ gazier Jackdaw, exploité par Shell en mer du Nord. Le ministère de la Sécurité énergétique a annoncé le 21 octobre que le régulateur pouvait accorder le consentement nécessaire à l’extraction, avec un démarrage de l’approvisionnement « dès la fin du mois » pour les foyers et les entreprises britanniques.
L’exécutif présente cette décision comme un levier de sécurité énergétique. Selon Londres, le projet doit contribuer à réduire le recours aux importations gazières et à soutenir l’activité dans le bassin nord-marin. Le gouvernement avance aussi un apport de 2,9 milliards de livres à l’économie britannique sur la durée de vie du champ et une production totale équivalente à environ 40 millions de barils de pétrole.
Les autorités britanniques rappellent que l’approvisionnement en gaz du pays repose aujourd’hui sur un mix associant production nationale, importations depuis la Norvège, gaz naturel liquéfié et interconnexions. D’après les chiffres officiels fondés sur la période 2021-2025, 42% du gaz provient du plateau continental britannique, 37% de la Norvège, 20% du GNL et 1% des interconnexions.
La décision relance en parallèle la contestation du projet. Des organisations environnementales dénoncent l’ouverture d’un nouveau gisement fossile malgré les engagements climatiques du Royaume-Uni. Des députés travaillistes ont également critiqué le feu vert donné à Jackdaw, estimant qu’il contredit les objectifs de réduction des émissions. Le gouvernement a, dans le même mouvement, demandé à Shell de soumettre son programme de démantèlement du complexe Brent, autre dossier pétrolier et gazier en mer du Nord.
Sources :
- « Jackdaw gas field gets green light » — gov.uk
- « Jackdaw Field Development » — gov.uk